12 septembre, 2008

Lyon, quartier de la Croix-Rousse

Classé dans : Histoire — lyondecouverte @ 18:58

Les pentes de la Croix-Rousse ont été classées au patrimoine Mondial par l’Unesco en 1999. Historiquement, La  Croix-Rousse, aussi dénomée la « colline qui travaille », pendant ouvrier et laborieux de Fourvière, appelée elle la « colline qui prie », a été bâtie au début du XIXè siècle sur des terrains qui appartenaient à différentes communautés religieuses.

Le tracés des rues et les pentes qui se transforment en escalier doivent cette implantation particulière au fort dénivellé existant et les parties modernes du quartier de la croix-rousse ont une implantation complètement différente des zones anciennes aux rues étroites et que traversent les fameuses traboules. Les Canuts  (ouvriers en soie) occupaient les immeubles conçus pour eux et dimensionnés pour contenir les imposants métiers à bras et les nouvelles mécaniques inventés par Jacquard : hauts immeubles avec de nombreuses fenêtres pour faire passer la lumière naturelle. Dans le sens de la pente, des passages sont créés (nord-sud) , les fameuses traboules, afin de faciliter la circulation des piétons.

Quelques curiosités touristiques majeures du quartier:

L’immeuble des Voraces, avec son escalier de conception très moderne, est vraiment spectaculaire.On peut également citer la montée de la Grande Côte, voie d’accès majeure entre Lyon et la Croix-Rousse, bordée de maisons depuis le Moyen-Age et qui conserve dans sa partie basse la physionomie qu’elle avait dans les années 1800. Une opération de rénovation urbaine d’importance est prévue pour la partie haute de la Grande Côte.

L’amphithéâtre des Trois Gaules, qui témoigne de l’occupation romaine à la croix rousse, a été édifié aux environs de 19 ap. J.C. et est le plus ancien des amphithéâtres gallo-romains connus à Lyon..

Le Grenier d’Abondance, édifié en 1720 pour stocker le blé nécessaire à la consommation des lyonnais abrite aujourd’hui la Direction Régionale des Affaires Culturelles.

Les Subsistances, ancien couvent de Ste marie aux chaînes du XVIIè siècle, a été réhabilité et transformé en lieu de création artistique.

La résidence Villemanzy, ancien monastère des dames de Ste-Elisabeth, puis caserne et hôpital militaire transformé en 1988 en résidence pour chercheurs étrangers, offre un magnifique point de vue sur le Rhône.

A l’ouest de la colline, l’église Saint-Bruno des Chartreux, est un bel exemple de baroque français, avec son dôme construit au XVIIIè siècle par Soufflot. Il est le seul témoin des nombreux couvents qui se partageaient la colline avant la Révolution.

Avec la rénovation et les opérations d’urbanisme, le quartier a retrouvé une animation et un dynamisme culturel et commercial. Le commerce de gros du vêtement s’est installé au bas des pentes, pendant que la Maison des Canuts, sur le plateau perpétue son hommage à l’industrie de la soie, et transmet son savoir-faire aux nouvelles générations.

Le marché alimentaire, la vogue aux marrons, les bistrots authentiques et les places où l’on pointe la boule lyonnaise contribuent à en faire un haut lieu de tradition. Le circuit de traboules constitue un patrimoine original . On peut retrouver une vision de la mémoire et de l’identité du quartier sur un mur peint, Boulevard des Canuts , qui lui est dédié.

 

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